Doodle Google François Truffaut le cinéaste aux 400 coups

first_imgDoodle Google : François Truffaut, le cinéaste aux 400 coupsEn arrivant aujourd’hui sur la page de recherche principale de Google, vous pourrez choisir l’apparence de votre moteur parmi trois disponibles. Ces trois images de Doodle rendent hommage à François Truffaut, qui fêterait aujourd’hui son 80ème anniversaire. Retour sur un auteur, réalisateur, producteur, acteur et écrivain exceptionnel.François Truffaut est né le 6 février 1932 d’un père alors inconnu et d’une mère qui l’a confié à une nourrice dès son plus jeune âge. Un an plus tard, sa mère épouse Rolland Truffaut, dessinateur dans un cabinet d’architecte-décorateur. Ce dernier reconnaît l’enfant et ce dernier est inscrit à la maternelle de la rue Clauzel, puis au lycée Rollin, dans le IXème arrondissement de Paris.Le jeune françois à 7 ans, il est passionné de lecture…Et de cinéma. Il y va, passant souvent par le chemin des écoliers, une situation dont il s’inspirera par la suite pour son film les 400 coups. il compile plus de 300 dossiers sur les cinéastes comme Cocteau ou Clouzot, composés d’articles de journaux volés ou trouvés. Dans ses aventures de rues, il rencontre robert Lachenay, un enfant aussi concerné par la vie scolaire que lui, et ensemble, il rencontrent, en 1946, le critique de cinéma André Bazin.C’est à cette époque qu’il quitte l’école, accumule les petits travaux, apprend la vérité sur sa naissance, et, deux ans plus tard, ouvre un ciné-club avec son ami Lachenay, Cinémane, dans un cinéma du boulevard Saint Germain. Mais le projet n’arrive pas vivre financièrement parlant; il faut rembourser les billets et l’opération se termine mal…Au poste de police !Convoqué, le père de François Truffaut intervient, mais faisant lui-même l’objet d’une enquête de police, il est déchu de son autorité parentale. L’enfant est lui confié aux instances de l’ancêtre de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, l’Education survéillée, qui le place au centre d’observation des délinquants mineurs de Villejuif.Du stylo à la bobineEn 1949, après 5 mois passés dans le centre de redressement, André Bazin lui propose d’intégrer le programme Travail et Culture, où il signera ses premiers articles dès 1950. Mais à la suite d’une déception amoureuse, il décide de s’engager dans l’armée, et d’aller au Vietnam pour y connaître une fin tragique. Mais il part en Allemagne où, là encore, il profite d’une permission pour reprendre “le chemin des écoliers”. Condamné pour desertion, il fait de la prison militaire puis se fait réformer pour “instabilité caractérielle”…Grâce, encore une fois, à André Bazin.Ce dernier va l’accueillir chez lui, et, après une expérience qui a tourné court au ministère de l’Agriculture, il publie des articles dans les Cahiers du Cinéma. Il entre, par la suite, dans la rédaction de Arts, en 1953, et fait figure de proue, aux cotés de Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Jacques Demy ou encore Eric Rohmer, de la “Nouvelle Vague”. Il signe un pamphlet “Une certaine tendance du cinéma français” et réalise un bout d’essai, une visite, et écrit le scénario d’à bout de souffle.En 1956, il devient assistant réalisateur de Roberto Rosselinni mais les oeuvres n’aboutissent pas. Fort heureusement pour Truffaut, l’une de ses critiques fait mouche aux yeux d’un auteur, Henri Pierre Roché, dont les oeuvres n’ont pas rencontré le succès escompté, et qui demande au jeune réalisateur de porter à l’écran l’un de ses ouvrages : Jules et Jim. Les idées défendues par François Truffaut prennent vie, autour du cinéma d’auteur, du plan séquence, et de la profondeur de champ.Une nouvelle vague…à succès1957 est une année à marquer d’une croix blanche pour François Truffaut : il fonde sa maison de production (Les films du Carosse) et se marie avec Madeleine, fille d’Ignace Morgenstern, propriétaire de la société de distribution cinématographique Cocinor. De cette union naîtra deux filles (Laura, en 1959 et Eva, en 1961), mais le couple se séparera en 1964.Entre ces deux dates, de nombreux succès : les quatre cents coups (1959), Tirez sur le pianiste l’année suivante, Jules et Jim en 1961, la peau douce en 1964. Les années passent et son succès ne se dément pas : Fahrenheit 451 (1966), l’enfant sauvage (1969), la nuit américaine (1971), l’histoire d’adèle H. en 1975, l’homme qui aimait les femmes (1977) ou encore le dernier métro (1980). Pour ne citer qu’eux…À lire aussiSotchi 2014 : des jeux olympiques d’hiver sans discrimination ouverts par un Doodle Google arc-en-cielMais il n’est pas que réalisateur et son emploi du temps est chargé : il est également producteur pour ses films et ceux d’autres, comme pour l’Enfance nue de Maurice Pialat. Il est également scénariste, dialoguiste et acteur; on se sonviendrait notamment de lui en chercheur français, dans Rencontres du troisième type de Steven Spielberg.Le 21 octobre 1984, François Truffaut meurt d’une tumeur au cerveau, à Neuilly sur Seine. Ce cinéaste passionné au parcours aventureux aurait eu 80 ans aujourd’hui. Google lui dédit son Doodle représentant trois films : Jules et Jim, les 400 coups et le Dernier métro.Le 6 février 2012 à 18:20 • Maxime Lambertlast_img read more